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Photographe, le prix !

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Photographe, une légende !

Il y a une légende que j’aime bien, réelle ou non, elle correspond à l’idée que je me fais d’un savoir artistique et de la somme de travail et de passion que cela demande pour y arriver.

La légende dit que Pablo Picasso dînait dans un restaurant, lorsqu’une femme le reconnut.
– Monsieur Picasso, j’admire votre travail ! Faites mon portrait, je vous en prie !
Après l’avoir observée plusieurs secondes, d’un seul geste, en un coup de crayon, il réalisa le portrait de cette femme et lui tendit.
– C’est parfait ! Vous avez réussi à capturer mon essence en un instant, en un geste. Merci. Est-ce que je vous dois quelque chose ?
– 30 000 Francs
– 30 000 Francs ?! Comment pouvez-vous demander autant, alors qu’il ne vous a fallu qu’une seule seconde pour faire ce dessin ?!
Il répondit alors : “Non madame, cela m’a pris 40 ans.”

Photographe, une réalité !

Au-delà de l’anecdote, et parce qu’aucun photographe digne de ce nom ne prétendrait avoir 1/100ème du génie de Picasso, cette légende sert à illustrer un propos. Même si ça semble facile, rapide, et un peu magique aux yeux d’un profane, on ne réalise jamais une image en 5 minutes. Il faut ajouter à ces 5 minutes toutes les années d’expérience, d’erreurs, d’expérimentations, de faux pas, de recommencements, d’observation, de culture photographique, d’essais et de réussites qui précèdent ces 5 minutes. Et qu’on l’on met à votre service, dans la réalisation d’une image.

“Le talent sans travail n’est qu’une sale manie” disait Brassens.

On entend souvent parler de talent, comme si cette pratique professionnelle était innée. Personne ne naît en sachant faire une image. Rappelez-vous de cet élève au fond de la classe, très fort en dessin. Il avait reçu un don divin à la naissance ou passait-il son temps à travailler son trait, son style ? Quelles sont les chances pour que vous ayez croisé un génie en 4ème B, plutôt que quelqu’un qui travaillait non-stop ?

Comme beaucoup de photographes, j’ai choisi de faire ce qu’on appelle aujourd’hui un “métier passion”, c’est-à-dire une activité rémunérée basée sur une démarche qui m’intéresse profondément. Ça a plus de sens à mes yeux qu’un tableau rempli de chiffres. Pour autant, la photographie n’est pas moins noble, moins sérieuse ou moins pro que la compta.
“Métier passion” ne veut pas dire métier sans contraintes. On imagine le photographe cheveux aux vents, libre de toute emprise matérielle, exécutant sa prose visuelle entouré de petits violons flottants dans les airs, vivant de pixels et d’eau fraîche. Ceux que je connais préfèrent la bière et les burgers.

La photographie est un art qui répond à des contraintes et non à une inspiration divine. Rassurez-vous, ce n’est pas parce que le photographe passe plus de temps sur Photoshop que sur Excel que son métier est moins crédible. Et il est régulièrement confronté à des gens qui ne comprennent pas sa profession, qui décrédibilisent l’expertise, par méconnaissance ou par mauvaise foi.

J’ai appris à photographier ce que mon âme voit, pas ce que mes yeux regardent.

Alors, oui c’est vrai !  Prendre une photo c’est juste “appuyer sur un bouton”, mais pour ma part j’ai mis des années à appuyer sur ce bouton, à comprendre ce qui allait se passer au moment où j’appuierai, à imaginer l’image en devenir pour ne pas en faire du hasard, à capter votre regard, à aller dans la profondeur de votre âme pour en trouver l’essence.

Elle n’est pas non plus si fausse cette légende que l’on prête à la photographie, où les indiens refusaient qu’on les prenne en photo de peur qu’on leur vole leur âme.

J’ai découvert un métier, j’en ai appris la technique dans une école, j’ai passé un diplôme, j’ai travaillé en tant qu’assistant pour d’autres photographes, et puis pour mon propre compte, j’ai aussi fait d’autres jobs, plus ou moins passionnants. J’ai grandi, j’ai appris qui j’étais, ce que j’aimais voir, comment j’aimais le voir. J’ai appris à photographier ce que mon âme voit, pas ce que mes yeux regardent.

Quand vous achetez mon travail, vous n’achetez pas seulement des photos, vous achetez mon savoir-faire, un peu de ma vie, de mon expérience et de mes émotions.

*Cet article est librement inspiré d’un article du site ” les pourquois du design” , merci à l’auteur de m’avoir autorisé à l’adapter

 

8 comments

  1. superbe description du métier, j’approuve pleinement. je pense aussi que cette approche s’applique à de nombreux métiers (peut être tous d’ailleurs quand ils sont bien fait), pas vrai ?

    1. Oui, assurément et c’est surtout marquant avec les metiers artistiques qui demande non seulement de la technique mais aussi de l’imaginaire

  2. Bonjour, j’ai tendance à penser comme “Tendre photographe” ceci peut s’appliquer également à des metiers plus “terre à terre” comme un garagiste, un medecin, un technicien… l’expérience fait la pratique, et donc le tarif dans de nombreux corps de métier. merci pour cet article intéressant.

    1. bien sur, toutefois les metiers plus “terre à terre”, on beaucoup plus de facilité à expliquer (et je n’ai pas dit justifier) leurs tarifs.

  3. Comme je comprends… je dis très souvent : “on ne s’improvise pas ceci ou cela en se levant un matin” surtout lorsque le “métier passion” est lié à la créativité et à la sensibilité. Tes photos reflètent l’état d’esprit du moment tout comme la déco intérieure d’un lieu doit reflèter la personnalité de l’habitant.

  4. Je valide ! belle adaptation ! Et là au moins on ne cherche pas à justifier par rapport au cout du matériel ou d’une assurance 😉

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